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CPF : le reste à charge pourrait passer à 350 € avec le budget 2027

Financements

Le 1er octobre 2026, le gouvernement a présenté son projet de budget pour 2027. Ce texte prévoit de relever la participation que paient les titulaires du Compte Personnel de Formation (CPF). Elle pourrait passer de 150 € à 350 € pour les formations non prioritaires et sans cofinancement. Le Parlement doit encore débattre du texte et le voter. Mais le gouvernement annonce déjà une application aux inscriptions depuis début octobre. Voici ce que l’on sait à date, et ce que cela change pour vos projets de formation.

Ce que prévoit le projet de budget 2027

Le ministère du Travail veut recentrer le CPF sur les projets professionnels et en attend 350 millions d’euros d’économies en 2027.

Le montant du reste à charge dépendrait de la formation choisie :

  • 150 €, comme aujourd’hui, pour les formations qui mènent à un métier en tension ou à un secteur jugé stratégique. Le gouvernement cite la défense, le numérique et le médico-social. Les formations cofinancées resteraient aussi à ce niveau ;
  • jusqu’à 350 € pour les autres formations, lorsque le titulaire les finance seul avec son CPF ;
  • aucun reste à charge pour les demandeurs d’emploi, comme c’est déjà le cas.

Si l’État ne retient pas son projet comme prioritaire, le titulaire pourrait consulter un conseil en évolution professionnelle (CEP).

  • Ce conseiller l’aiderait à préciser son projet et à choisir une formation adaptée.
  • Le titulaire pourrait aussi utiliser directement son CPF, avec le reste à charge majoré.

Une application dès octobre 2026. Le gouvernement a indiqué que la hausse concernerait les formations demandées depuis début octobre. Le gouvernement a annoncé qu’à partir du 5 octobre 2026, le titulaire devrait cocher une case sur Mon Compte Formation pour confirmer qu’il sait qu’un reste à charge majoré pourra lui être demandé si son projet n’est pas reconnu comme prioritaire.

Plusieurs points restent à préciser : la liste des formations et certifications prioritaires, le fonctionnement du contrôle du projet professionnel, et le texte qui fixera le montant définitif.

Ce qui s’applique aujourd’hui

Tant que le budget n’est pas voté et le décret publié, les règles actuelles restent en vigueur :

  • une participation forfaitaire de 150 € par formation financée avec le CPF, depuis le 2 avril 2026 ;
  • un plafond de 1 500 € TTC de droits mobilisables pour les certifications du répertoire spécifique, depuis le décret du 24 février 2026 ;
  • une exonération pour les demandeurs d’emploi et pour les salariés dont l’employeur cofinance la formation.
    Les actifs qui mobilisent leur compte professionnel de prévention en bénéficient aussi.

Impact pour les formations ENI Service

Nos formations en informatique relèvent en principe du secteur du numérique, cité comme secteur stratégique. Mais tant que la liste officielle n’est pas publiée, personne ne peut dire avec certitude quelles formations resteront à 150 € de reste à charge obligatoire.

 

Comment éviter la majoration ?

Le cofinancement est aujourd’hui le levier le plus sûr : il exonère déjà le salarié du reste à charge.
Et le projet de budget le range parmi les cas qui échappent à la hausse.

1/ Co-construire le CPF entre le salarié et l’entreprise
L’employeur autorise le salarié à suivre sa formation sur son temps de travail et peut verser des droits supplémentaires sur son compte formation via le portail EDEF. Ce cofinancement exonère le salarié du reste à charge.

2/ Signer un accord collectif CPF
Un accord d’entreprise conclu avec les partenaires sociaux permet de définir des formations prioritaires et de prévoir un abondement, qui peut être pris en charge par les OPCO selon les modalités.

3/ Passer par un conseil en évolution professionnelle
Gratuit, le CEP aide à formaliser son projet et à choisir une formation cohérente avec celui-ci. C’est la voie que le gouvernement propose aux titulaires dont le projet n’est pas jugé prioritaire.

4/ Demandeurs d’emploi
Ils restent exonérés de toute participation. France Travail peut aussi, sous conditions, compléter les droits CPF lorsqu’ils ne couvrent pas le coût de la formation.

ENI Service vous accompagne dans vos démarches CPF

Ces changements arrivent vite et les règles définitives ne sont pas encore connues. Nos conseillers suivent l’évolution des textes et peuvent vous aider à y voir clair. Ils accompagnent les entreprises (RH, responsables formation, managers) et les professionnels de l’IT pour :

  • évaluer l’impact du projet de budget sur leurs projets de formation ;
  • identifier les cofinancements mobilisables ;
  • choisir les parcours certifiants les plus adaptés à leurs objectifs.

Nous mettrons cet article à jour dès la publication des textes définitifs.

Pour en savoir plus

Contactez nos conseillers pour un accompagnement personnalisé.

Femme souriante suivant une formation informatique, assise à un bureau avec un ordinateur portable, un carnet et un café